Retour aux expositions
Les écrits protestants…

L'Angleterre, l'Irlande et l'Écosse devinrent le champ de bataille des idéologies. L'époque était aux mutations religieuses. Au début du 17ème siècle, dans une grande partie des Trois Royaumes, le catholicisme s'inclinait lentement face au succès et à l'expansion de la Réforme protestante, cautionnée et défendue par des auteurs tels que John Foxe, ce qui ne marqua pas pour autant sa disparition de ces terres.

Monarque catholique, Marie Ire était bien décidée à éradiquer toute trace de la Réforme protestante en ses royaumes lors de son couronnement en 1553. Pour la nouvelle Reine, le retour du catholicisme était une question religieuse et politique, mais aussi personnelle : c'est en effet le divorce de son père Henri VIII et de sa mère, la Reine Catherine d'Aragon, qui avait déclenché la Réforme en Angleterre. Les actes de son père et de ses ministres l'avaient en outre frappée d'illégitimité. Ainsi, lorsqu'elle accéda au trône, elle était déterminée à abroger toutes les réformes instaurées par son père et son frère depuis 1533 et procéda à des purges au sein de l'Église et de l'État, écartant toute personne dont la vision de la religion n'était pas absolument conforme à celle d'une Angleterre catholique nouvelle et ressuscitée. Avec, à ses côtés, son conseiller le cardinal Reginald Pole, elle ordonna la réorganisation des principales institutions du pays afin de défendre et valoriser la nouvelle politique. Pour cela, elle commença par remplacer le Livre de la prière commune de Thomas Cranmer par les textes catholiques traditionnels.


Portrait de la reine Marie Ire (Marie Tudor)