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Conclusion

Lorsque la Révolution française éclata en 1789, nombre de ses partisans se mirent à nourrir des suspicions vis-à-vis des collèges irlandais, écossais et anglais en raison de leur rôle religieux, leurs liens avec l'« étranger » et leurs accointances avec la Couronne de France.
Ironie de l'Histoire, les personnes qui fuirent les conflits religieux qui agitaient l'Angleterre, l'Irlande et l'Écosse, retournèrent ensuite en nombre dans leur patrie, où les passions s'étaient atténuées et où la tolérance religieuse allait devenir loi. La fin de l'Ancien Régime mit le point final à la guerre des mots, « livres contre livres ». L'Europe, dans les siècles qui suivirent la Révolution, trouva de nouvelles batailles à mener et de nouveaux conflits émergèrent. Le Collège des Irlandais survécut à une période de fermeture pour rouvrir ses portes rue des Irlandais, ainsi baptisée par un décret de Napoléon en 1807. Les relations proches et cordiales entre le Centre Culturel Irlandais et l'État français, comme celles entre la France et l'Irlande, sont toujours d'actualité.

« Vous voulez des armes ? Ici, c'est une bibliothèque et les livres sont nos plus grandes armes. Cette pièce est le meilleur arsenal qui existe. Alors, armez-vous ! »
(Russell T. Davies, producteur et écrivain, BBC, 2006)


Dessin du collège au XIXe siècle

Le Centre Culturel Irlandais aujourd'hui