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Une ambulance militaire à l'hiver 1870

Le Collège servit de refuge et d'abri pendant les guerres qui émaillèrent les 19e et 20e siècles. Les secours dispensés contribuèrent à consolider les relations franco-irlandaises.
Par-delà ses murs, la communauté pouvait compter sur l'épiscopat irlandais, dont 26 évêques diocésains qui suivaient avec intérêt les affaires du Collège. Ils approuvèrent sans exception les usages du bâtiment pendant les guerres et certains s'investirent même personnellement, comme le firent les évêques de Clogher et de Tuam. L'intervention de Charles Ouin-la-Croix pendant la guerre de 1870 illustra quant à elle la collaboration franco-irlandaise qui marqua l'histoire du lieu.


Copie de la lettre de Charles Ouin-la-Croix

Lors de la guerre franco-prussienne, de juillet 1870 à janvier 1871, Lazaristes, professeurs et étudiants furent obligés d'évacuer les locaux. Néanmoins, le Collège resta ouvert pour perpétuer sa fonction caritative. Dans sa lettre au supérieur Thomas Mac Namara datée du 20 février 1871, Charles Ouin-La-Croix, administrateur de 1859 à 1873, l'informa que le Collège avait été intégralement transformé en ambulance militaire (feuilleter le document numérisé). Cette initiative s'intégrait à l'immense effort de guerre mené à Paris. Ce fut la première ambulance financée par le Comité de la Presse. Créé suite à une souscription patriotique relayée par la presse française, celui-ci établit plusieurs hôpitaux-ambulances et annexes dans Paris. Le Collège resta disponible pour accueillir les soldats blessés de septembre 1870 à février 1871. Charles Ouin-La-Croix témoigne ici qu'une cinquantaine de « Dames pieuses et charitables » du voisinage, trois sœurs de l'Espérance et six frères de la Doctrine Chrétienne s'occupèrent d'environ 300 soldats malades et blessés.


Les caves du Collège irlandais