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Le Courtisan désabusé

Charles de Bourdonné, Le Courtisan désabusé ou Pensées d’un gentil-homme

Cet exemplaire est la première édition d’un ouvrage qui remporta un vif succès. Il fut imprimé par Antoine Vitré, « imprimeur ordinaire du Roy, & du clergé de France » qui, dans sa préface, évoque « un livre qu’on peut appeler avec raison un ouvrage de bonne foy, puis qu’il est sans artifice, & qu’il part d’un homme sans science ».

Bourdonné dispense des conseils, dont certains très rebattus, comme celui que Polonius adressa à Hamlet : « Considérons-donc bien toutes ces choses, & travaillons tout de bon à acquérir la connoissance de nous-mêmes, puisque c’est la science des sciences & la plus importante de toutes. »
Le style est accessible et son ton plaisant, faisant de cet ouvrage l’un des plus faciles à lire de la collection, mais aussi du genre en général.
Bourdonné se fixe une mission familière : explorer et soupeser les qualités de l’homme, sa vertu, son savoir, sa patience et son humilité, entre autres choses. Comme de nombreux autres auteurs de cette collection, Bourdonné dispense des conseils sur tous les aspects de la vie, entremêlant des thèmes pratiques portant sur la nature de la noblesse, la sagesse du mariage, la cour, à des chapitres sur la pénitence, la mort, la vengeance, ainsi que l’inimitié et l’amitié.